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Date de création : 28.10.2008
Dernière mise à jour : 14.05.2011
943 articles


TEXTES DE SALOME JACQUES...

CONTE DU GRAND PERE QUI N'AIMAIT PAS LES GATEAUX....

Publié le 21/07/2009 à 15:57 par errancesduneame
CONTE DU GRAND PERE QUI N'AIMAIT PAS LES GATEAUX....
   

Le conte du grand-père qui n'aimait pas les gâteaux

La pudeur ne vise pas à nier ses sentiments, mais elle permet de mieux les intérioriser pour les offrir au plein de sa conscience.

Il était une fois un vieux grand-père qui assistait au repas de mariage de sa dernière petite-fille. Il était heureux, serein, apaisé devant le merveilleux spectacle de toute sa famille réunie. Leur joie, leur bonheur à tous l'entouraient d'une émotion tendre.

Comme elle était belle, sa petite-fille dans une éblouissante robe blanche ! Elle riait de bon coeur en découpant avec son jeune époux la somptueuse pièce montée toute scintillante de caramel blond et de dragées roses.

« Servez-vous tous et faites passer à vos voisins de table », disait-elle en déposant les choux tout rebondis de crème sur les assiettes chaudes.

Quand la petite-fille passa l'assiette à son grand-père : « Tiens, Pépé Paco! prends donc du gâteau !

Mais non ! fais passer le plat, l'interrompit sa mère, toujours attentive, tu sais que Pépé n'aime pas les gâteaux.

Il y eut un instant de silence et l'on entendit soudain la voix joyeuse du grand-père : Mais oui ! j'aime les gâteaux. Tiens, je vais prendre ce beau chou-là.

Regard stupéfait de sa fille.

« Comment ça, tu aimes les gâteaux ? Mais tu n'as jamais aimé les gâteaux ! Moi ta fille, j'ai cinquante ans et je ne t'ai jamais vu manger un gâteau de toute ma vie..

« De ta vie à toi, ma fille, oui…Mais pas de la mienne ! C'est que je les aime, les gâteaux ! J'ai toujours aimé les gâteaux… Seulement, nous étions si pauvre quand vous étiez petits avec tes soeurs et ton frère, tu le sais bien…Des gâteaux, votre mère ne pouvait en acheter qu'une fois de temps en temps, et encore seulement les dimanches de fête… Elle en prenait un pour chacun, c'est sûr, mais moi, quand je voyais tes yeux à toi , ma toute petite, quand tu venais t'asseoir sur mes genoux et que tu dévorais ton gâteau avec tant de plaisir, mon plaisir à moi, tu vois, c'était de te regarder manger mon gâteau que je te donnais si volontiers. Et j'ajoutais toujours pour que ton plaisir soit complet : " Mange ma petite petitoune, va !…moi je n'aime pas les gâteaux : "

Le grand-père en disant cela souriait tendrement, dodelinant doucement de la tête. Il dit encore en riant franchement :

« Tiens, ma fille, aujourd'hui c'est fête, donne-moi aussi celui qui reste sur le plat, là… D'ailleurs il va finir par tomber si tu continues à trembler comme ça ! Tu as froid ou c'est l'émotion de marier ta fille ?

Il arrive quelquefois que les cadeaux d'amour mettent de longues années avant d'être reconnus comme tels. Il suffit parfois d'un moment de tendresse, qui vient se poser sur un souvenir avec la délicatesse d'un pétale de fleur pour qu'il se révèlent au grand jour.

 Jacques Salomé : Contes à aimer... Contes à s'aimer, Source:www.camee.ca



CONTE DU PETIT KOALA QUI CROYAIT QUE L'AMOUR, C'ETAIT...

Publié le 21/07/2009 à 22:36 par errancesduneame
CONTE DU PETIT KOALA QUI CROYAIT QUE L'AMOUR, C'ETAIT...

 

Le conte du petit koala qui croyait que l'amour c'était recevoir des coups


Il était une fois un petit koala qui vivait dans une région très très reculée de l'Australie. En fait, il faut vous le dire, il vivait dans une maison d'enfants koalas, car ses parents ne pouvaient pas s'occuper de lui. Toute sa vie il avait reçu des coups. Tout bébé. tout enfant, il recevait de la part des autres koalas qui l'entouraient, des coups. Lui, il croyait qu'être aimé, c'était recevoir des coups! Cela peut vous surprendre, mais c'était sa croyance.

Il avait une façon très particulière de provoquer les autres. Il s'arrangeait pour déclencher en eux de la peur, de l'irritation, de la colère. Il était très habile pour donner aux autres l'envie... de le taper!

Il y avait dans cette maison d'enfant, une jeune éducatrice koala, qui s'occupait de lui, qui le réveillait le matin, l'aidait à faire sa toilette, à s'habiller, le faisait déjeuner... tout ce que fait en général une maman ou un papa qui s'occuperait de son enfant. Eh bien lui, dès le matin, à peine avait-il ouvert un oeil qu'il s'arrangeait pour déclencher chez cette éducatrice koala... l'envie de le taper, de le secouer et même de lui tordre le cou. La bagarre commençait aussitôt, lui aussi rendait les coups, mordait même, griffait. Tout au fond de lui, il croyait que c'était cela s'aimer.

Tout petit, un événement dont il n'avait jamais parlé l'avait beaucoup marqué. Il était entré dans la chambre de ses parents (avant qu'il n'aille en maison d'enfants) et dans l'ombre, il avait vu le papa koala qui s'agitait sur la maman koala, le lit remuait très fort, la maman koala gémissait comme si elle avait mal. Le petit koala, lui, ne bougeait pas pour ne pas faire de bruit. Il aurait voulu aller défendre sa maman, mais il n'osait pas. Il croyait que le papa koala faisait du mal à sa maman, il aurait voulu l'aider, mais il n'osa pas... Le lendemain matin, il avait demandé:
- Qu'est-ce qu'ils font dans le lit les papas avec les mamans?
La mère un peu distraite avait répondu:
- Tu sais, ils dorment ou ils s'aiment. Des fois, ils s'aiment beaucoup...
- Ils se font mal pour s'aimer? interrogea le petit koala.
- Quand on s'aime on n'a pas mal, avait ajouté la mère en souriant,  mange ton yogourt, dépêche -toi.
Et depuis ce jour, malgré ou à cause de ce qu'avait dit sa mère, le petit koala était persuadé que s'aimer, c'était se faire du mal. Et pour cela, se donner des coups...

Revenons à la maison d'enfants koala. La jeune éducatrice qui s'occupait de lui avait dit à une amie:
- C'est drôle, j'ai beaucoup d'amour pour lui, mais j'ai peur de le lui donner. J'ai surtout peur qu'il le reçoive mal ou qu'il le refuse.

Un jour, elle eu une idée, elle demanda au jeune koala de lui trouver une boîte à peurs. Il la regarda tout étonné.
- Une boîte à peurs!
- Oui, une boîte à peur, dans laquelle je pourrai mettre toutes les peurs que j'ai en moi, pour ne pas les garder dans ma tête, dans mon ventre, dans mon coeur.

Le lendemain le petit koala arriva avec un grand carton de réfrigérateur, qu'il était allé demander au supermarché du coin. Il avait compris que les peurs de son éducatrice étaient très importantes. Elle fut très touchée de ce geste. Elle lui dit:
- J'aimerais t'embrasser sans que tu me donnes des coups.
Il acquiesça de la tête.

Elle lui fit, juste au coin de l'oeil, là vous voyez, tout près des cils, un long baiser tout doux, tout doux. Tellement doux que le petit koala, qui n'avait jamais reçu de baiser aussi doux, sentit une larme couler sur ses joues de koala. Heureusement personne ne l'avait vu, car autrement, il se serait mis en colère et aurait donné des coups malgré sa promesse.

Ce jour-là, cette éducatrice mit dans le carton à peurs la plus grande des peurs qu'elle avait, celle que son amour ne soit pas reçu par l'autre. C'était une peur énorme qui prenait presque toute la place dans le carton. De temps en temps, elle allait jeter un coup d'oeil sur sa peur, dans le carton. Elle voyait bien que c'était une peur très ancienne, vielle comme sa vie.

De son côté, le petit koala avait aussi découvert une boîte à peurs pour lui-même. Il commença à mettre ses peurs dedans. Il se sentait plus léger, plus content. Comment dire, il avait envie de donner des baisers, des câlins, même s'il ne savait pas comment cela se faisait. Un jour, il osa demander à la jeune éducatrice:
- Tu sais, j'aimerais que tu m'apprennes à na pas aimer...
elle le regarda toute surprise:
- À ne pas aimer!
- Oui, tu sais, quand on aime trop fort, on se donne des coups, on crie. Moi j'aimerais que tu m'apprennes à ne pas aimer, à ne pas donner des coups, à faire des baisers de peurs, comme celui que tu m'as fait l'autre fois, au coin de l'oeil...

Vous n'avez aucune idée de l'énergie qu'il avait fallu à ce petit koala pour dire cela. Cela vous paraît simple à vous, quand vous lisez ce conte, mais ce fut terrible, c'était comme si on lui arrachait la peau, à ce  koala. L'éducatrice compris ce jour là tout le malentendu qu'il y avait dans la vie de ce petit koala. Elle lui répondit doucement:
- Oui, je suis d'accord. Je vais t'apprendre. On va apprendre ensemble d'ailleurs, car je suis comme toi, je ne sais pas bien aimer. L'autre fois, tu vois, j'avais inventé. Oui, nous allons découvrir tout cela ensemble. Il nous faudra, à toi et à moi, beaucoup de patience...

Je ne vous raconte pas la suite, car vous pouvez l'imaginer vous-même. Mais ne croyez pas que cela fut facile. Oh non, ils eurent encore beaucoup de bagarre entre eux, car ils étaient l'un comme l'autre encore très maladroits à s'aimer. J'ai remarqué que cela était très fréquent, cette maladresse à s'aimer chez les koalas, entre parents et enfants, entre adultes aussi. À mon avis, ce doit être une des caractéristiques de l'amour chez les koalas!

Ainsi se termine le conte du petit koala qui croyait que s'aimer, c'était se donner des coups et se faire du mal.

 

HISTOIRE DU PETIT LOUP QUI VOLAIT TOUT CE QU'IL POUVAIT...

Publié le 21/07/2009 à 20:35 par errancesduneame
HISTOIRE DU PETIT LOUP QUI VOLAIT TOUT CE QU'IL POUVAIT...


Je ne sais si vous le savez déjà, mais je dois, à propos des loups, vous communiquer deux choses importantes :

 * Les loups sont très fidèles ; quand un loup choisit de vivre avec une louve, ils ne se quittent jamais.

 * Les loups, qui sont des êtres libres, ne volent jamais.

Cela dit, je vais vous parler de ce petit loup, que nous appellerons Mienda, c'est un nom de loup qui veut dire le courageux. Mienda, donc, vivait des choses difficiles dans sa vie d'enfant loup. D'abord son père et sa mère, après avoir vécu ensemble, fait une louvette, sa soeur, puis lui, s'étaient séparés. Oui, c'est très rare, cela arrive parfois quand un loup et une louve découvrent que vraiment ils ne peuvent plus rien partager, que trop de choses les séparent. Bref, qu'ils ne s'entendent plus :
- Si l'un veut que le terrain de chasse soit ici, et que l'autre le veut là-bas.
- Si l'un invite toujours des amis à la maison, je veux dire à la tanière, et que l'autre au contraire a besoin d'intimité.
- Si l'un regarde toujours la télévision, alors que l'autre voudrait faire des choses avec le premier, comme écouter de la musique, lire l'un près de l'autre ou se parler dans le langage des loups.

Dans ce couple de loups, la louve voulait voyager, découvrir des pays et le loup ne voulait pas.
Comme vous le voyez, c'est deux-là, les parents loups de Mienda, avaient eu beaucoup de mal à garder une relation vivante, à pouvoir rester ensemble sans se disputer. Ils s'étaient donc séparés.

Le petit loup et la louvette étaient restés chez la maman louve. Bien sûr, le papa loup apportait, chaque fois qu'il le pouvait, un daim, un renne ou d'autres animaux qu'il avait capturés. Il aidait autant qu'il lui était possible son ancienne famille. Et même si Mienda ne le savait pas, il les protégeait de loin. Il veillait à ce que rien ne leur arrive. Les autres loups n'auraient jamais fait de mal à la maman de Mienda.

Mais, depuis le dernier printemps, la situation avait beaucoup changé. Le papa de Mienda s'était remarié avec une autre louve. Depuis, Mienda s`était mis à voler, à chaparder dans les tanières des autres loups du voisinage.

Ce qui est exceptionnel, je vous l'ai dit, car les loups ne volent pas. Oui, le petit loup Mienda, dans sa tête de loup, espérait (mais jamais il ne l'aurait avoué) qu'ainsi il ferait revenir son papa et sa maman ensemble. C'est courageux pour un petit loup de faire ça ! Car en volant, il risquait de se faire rejeter par les autres loups, il risquait même de se faire enfermer. Quand on sait ce que représente la liberté pour un loup, se faire enfermer !

Oui, Mienda prenait ce risque, tellement il croyait pouvoir à lui tout seul faire revenir son père auprès de sa mère. Je vous ai dit que Mienda veut dire «le courageux» dans le langage des loups.

Je dois aussi vous dire le plus secret de cette histoire. Tout au fond de lui, Mienda avait une autre peur. Si papa s'était remarié, alors maman pouvait aussi le faire. Et ça, voyez-vous, Mienda imaginait qu'il ne pouvait le supporter. Un autre loup à la maison, à la tanière de Maman: jamais !

Ce que Mienda va faire, je ne le sais pas ! Continuer à voler, ou accepter de grandir et de devenir un vrai loup à son tour ? Oui, je vous le dis, c'est difficile pour Mienda. Il vit une situation trop douloureuse, il se débat pour plusieurs situations en même temps.

Je crois que Mienda va parler à son père des peurs et des colères qu'il a en lui. Je crois que son papa peut l'entendre sans faire à son tour une colère de loup. Car de parler ensemble chez les loups, cela enlève beaucoup de peurs et de souffrance. Cela apaise beaucoup de malentendus.

INTRODUCTION A LA RUBRIQUE JACQUES SALOME

Publié le 21/07/2009 à 10:00 par errancesduneame

 

Il est des livres qui vous donnent le sentiment d'être plus intelligents, il en est d'autres qui vous rendent plus savants, et d'autres encore qui vous font rêver.
Plus rares sont ceux qui vous réconcilient avec le meilleur de vous même, qui vous rapprochent de cette part de vous que j'appelle le noyau céleste de l'être ou le coeur du divin qui brille en chacun.
Lire, c'est entrer dans l'inattendu d'un mot, l'imprévisible d'un récit, la chaleur d'une phrase et parfois l'appel d'une voix qui vous rejoint dans l'essentiel et vous invite à vous respecter, à aller plus loin, plus près de vous.

" Les contes, nous le savons maintenant, nous aident à guérir. Ils permettent de nommer l'indicible, de dénouer les contradictions, de réparer les blessures de notre histoire présente et passée. Ils nous aident à grandir, à croître et à nous harmoniser. (...) "

Des histoires pour rêver, pour entendre au-delà des mots, pour dépasser l'errance qui nous taraude et entrer dans l'espérance qui nous prolonge.

Les contes de Jacques Salomé sont une invitation permanente à mieux nous entendre, à mieux nous comprendre. Ils nous permettent de saisir le sens caché de nos actes, de retrouver la trace enfouie de certaines blessures qui semblaient inguérissables et vont se transformer pour nous entraîner sur des chemins nouveaux. Ils peuvent accompagner un changement, une mutation essentielle dans notre relation à nous-mêmes et aux autres.

" Il est des contes pour rire et pleurer, et d'autres pour entendre au-delà des maux le silence des mots. Des contes pour nous permettre d'apprivoiser la part d'ombre et de secret qui habite nos histoires visibles. Des contes pour entendre l'indicible et nous réconcilier avec notre passé et l'emprise de notre histoire. Leurs mots peuvent être comme des coups qui frappent le tambour de l'imaginaire. Poursuivant le chemin des contes à guérir, contes à grandir et de contes à aimer, contes à s'aimer, ces contes d'errances, contes d'espérance représentent pour moi l'essentiel de mes découvertes et de mes enthousiasmes .


J'ai expérimenté ces lectures sur moi d'abord pour éradiquer les derniers sentiments négatifs qui me restaient de mon enfance difficile, puis sur mes fils lorsque leur monde s'est écroulé lors des deuil, maladies et des divorces, sur mes élèves aussi quand je ne sais comment aborder avec tel ou tel des situations mortifères pour lui...et cela marche...

Je vous conseille vivement de lire ces contes, vous verrez...cela remue bien profondément, mais cela fait avancer et ouvre le dialogue, la communication est une clef...

JOE

 

LA PETITE FILLE Q'ON APPELAIT TOUJOURS MA GRANDE

Publié le 23/07/2009 à 23:24 par errancesduneame
LA PETITE FILLE Q'ON APPELAIT TOUJOURS MA GRANDE

La petite fille qu'on appelait toujours

               «ma grande»

 

Il était une fois une petite fille qui avait grandi trop vite, trop rapidement. Non seulement dans son corps, dans ses jambes, dans ses bras, mais dans tout le reste.
À huit ans, on lui demandait d'être serviable, attentive, raisonnable.
    - De ne pas se plaindre, de ne pas se mettre en colère, de ne pas faire de caprices, de ne pas avoir d'exigences.
D'être grande, quoi !
Ne croyez pas que ses parents étaient des bourreaux.
Oh non, ils lui demandaient simplement :

    - Fais-nous plaisir. Seulement cela, on ne te demande rien d'autre que d'être gentille, que d'être obéissante... ce n'est pas difficile ça!

Comme cette petite fille n'avait jamais osé demander quelque chose, elle n'était jamais déçue. Elle ne savait pas si elle était heureuse ou pas. Elle n'avait pas de désir propre. Elle était sans attente. C'était les autres qui avaient des attentes à son égard. Et son plaisir à elle... était de faire plaisir aux autres ! Du moins l'imaginait-elle. Quelque chose cependant aurait dû l'alerter, car les autres ne témoiganaient pas beaucoup de plaisir qu'ils avaient à ce qu'elle soit «comme elle devait être». Pour eux, cela allait de soi.

Pour être tout à fait juste, je dois dire que quelquefois, le soir juste avant de s'endormir, quand elle suçait son pouce, le drap sous le nez, les yeux ouverts dans le noir, un sentiment d'injustice l'effleurait de son aile noire. Oh.. à peine ! Elle imaginait aussi qu'il y avait un pays où les petites filles pouvaient être petites longtemps. Un pays où les parents écoutaient les désirs des enfants, même s'ils ne les réalisaient pas toujours. Un pays où les enfants pouvaient jouer à être grands, mais seulement jouer... à être grands !

Certains soirs, elle imaginait qu'elle partait pour ce pays, avec un grand sac et qu'elle l'emplissait de rêves, de jeux, de rires et aussi de sanglots. Car vous l'avez deviné, cette petite fille ne pleurait pas du tout... «puisqu'elle devait être grande».

La suite de l'histoire est étonnante. Il faudra que cette petite fille attende d'avoir quarante ans. Vous m'avez bien entendu, quarante ans pour oser devenir petite, pour oser avoir des désirs impossibles, pour oser pleurer et rire. Pour oser danser et même faire des bêtises. Elle avait déjà à l'époque des enfants et un jour sa propre fille lui demanda :
    - C'est vrai, maman, que tu n'as jamais pu être petite quand tu étais petite ?
    - C'est vrai, j'ai vécu comme si je n'avais jamais eu ni le temps, ni l'idée, ni la possibilité d'être petite. Oui, très tôt, lui dit-elle, je suis devenue grande. C'est seulement aujourd'hui que je comprends. Tout s'est passé comme si mes propres parents n'avaient pas eu le temps de grandir, quand ils étaient enfants, et que moi je devais être grande pour eux...

Il arrive parfois à des ex-petites filles d'attendre longtemps, longtemps pour oser être enfin petites... 

 

et aussi à des petits garçons.

 

Peinture. Pierre Auguste Renoir.

 

LE CONTE DES MAUX DE TÊTE

Publié le 21/07/2009 à 11:35 par errancesduneame
LE CONTE DES MAUX DE TÊTE

 

 

Le conte des maux de tête : (Contes pour grandir et pour guérir.)

"Dans ce pays-là, que je connais bien pour l'avoir visité, tous les enfants naissaient avec une graine d'amour, qui ne pouvait germer que dans leur cœur.
Ce qu'il faut savoir, c'est que cette graine avait une particularité… très originale, en ce sens qu'elle était constituée de deux moitiés de graines. Une moitié de graine d'amour pour soi et une moitié de graine d'amour pour autrui.
Vous allez tout de suite me dire : "Ce n'est pas juste, c'est disproportionné, ça ne peut pas marcher ! Une moitié pour un, d'accord, car il faut s'aimer. Mais une seule moitié de graine d'amour pour autrui, pour tous les autres, ah non alors ! Cela va bien au début de la vie, quand un enfant n'a pas beaucoup de personnes à aimer, seulement sa mère, son père, un ou deux grands-parents… Mais plus tard, vous y pensez, plus tard, quand devenu adulte chacun est susceptible d'aimer beaucoup de personnes, cela est déséquilibré. Une seule moitié de graine d'amour à partager entre tant d'amours… Cela est invivable !".
Oui, vous me diriez tout cela avec passion, mais c'était ainsi dans ce pays ! Et d'ailleurs, ceux qui savaient laisser germer et laisser fleurir chacune de leurs moitiés de graine d'amour, avec intensité, avec passion, avec enthousiasme et respect, ceux-là découvraient plus tard qu'ils pouvaient à la fois s'aimer et aimer, aimer et être aimés.
Ceux qui ne développaient qu'une moitié de graine, soit en s'aimant trop, soit en n'aimant que les autres, soit encore en n'aimant qu'une seule personne au monde, ceux-là avaient des mi-graines qui durcissaient, qui durcissaient tellement leur cœur… que parfois leur tête éclatait de douleur.
Ah ! Vivre seulement avec une mi-graine d'amour, cela doit être terrible ! D'autant plus qu'il n'y a aucun remède à ces migraines et qu'elles sont susceptibles de durer des années.

Ainsi se termine le conte des maux de tête qui sont surtout des maux de cœur."

LE CONTE DU PETIT HERISSON

Publié le 29/10/2009 à 15:31 par errancesduneame
LE CONTE DU PETIT HERISSON

LE CONTE DU PETIT HÉRISSON QUI NE PIQUAIT PAS DE L'INTÉRIEUR

 

 

Il était une fois un jeune hérisson pour qui la vie avait été difficile jusque là. La seule chose pour laquelle il semblait vraiment doué, c'était de se mettre en boule… De nombreuses attaques lui avaient appris à se protéger et il savait se faire tout rond plus vite que n'importe quel hérisson. A force de se faire agresser, il avait d'ailleurs fini par croire que tout le monde lui en voulait. Bien des êtres avaient essayé de s'en approcher et s'en étaient retournés tout meurtris. C'est qu'en plus, il avait aiguisé chacun de ses piquants et prenait même plaisir à attaquer le premier. Sans doute se sentait-il plus important ainsi…
..........Avec le temps, il était devenu très solitaire. Les autres se méfiaient de lui. Alors il se contentait de rêver à une vie meilleure ailleurs, ne sachant plus comment s'y prendre pour sortir de cette situation d'agression permanente.
..........Un jour qu'il se promenait toujours seul, non loin d'une habitation, il entendit une étrange conversation entre deux garçonnets.
- " Tu sais , sur le dos il y a plein de piquants, mais mon père dit que le ventre est aussi doux que Caramel, tu sais, ma peluche préférée, disait le plus petit.
- J'aimerais bien voir ça ! - Moi, je sais où il se cache, dit l'autre, sous ces haies. "
.........." Tiens, se demanda notre ami à quatre pattes , ne seraient-ils pas en train de parler de moi ? "
Ces paroles avaient excité sa curiosité. Était-il possible qu'il soit fait d'autre chose que des piquants ?
..........Il se cacha dans un coin et regarda son ventre. Il lui sembla faire ce mouvement pour la première fois. Il avait passé tellement de temps à s'occuper des petites épées sur son dos qu'il en avait oublié cette fourrure douce et chaude qui le tapissait en dessous.
.........." Mais oui, moi aussi je suis doux en dedans, constata-t-il avec étonnement. Doux dedans, doudedan, doudedan " chantonnait-il en sautillant d'une patte sur l'autre. Celles-ci le faisaient rebondir . Tiens, il avait aussi oublié le plaisir de danser. Car les hérissons dansent les soirs de lune, le saviez-vous ?
Tout en dansant, il s'était rapproché des deux garçons. Le plus grand disait à l'autre :
- " Les renards font pipi dessus pour les obliger à s'ouvrir. On pourrait bien en faire autant, comme ça on verrait… - Ah non ! dit le plus jeune. Je ne veux pas leur faire de mal. Ils sont très gentils. Il faut en apprivoiser un en lui apportant tous les jours un œuf. Les hérissons adorent les œufs.
- D'accord, mais il faut d'abord en trouver un ! dit son compagnon. "
..........Le petit animal tendait l'oreille. Cette histoire commençait à beaucoup l'intéresser. Comment ? il existait quelqu'un qui ne lui voulait pas de mal !
..........Après bien des péripéties que je vous laisse imaginer, et aussi des doutes, des hésitations, des peurs et des envies de fuir, notre ami Doudedan, c'est ainsi qu'il s'appelle lui-même, accepta de se laisser apprivoiser.
Il passa de moins en moins de temps en boule. Chaque jour il s'exerçait à montrer sa fourrure. Du coup elle devenait de plus en plus douce et soyeuse. Et ses piquants à force d'être délaissés finirent par s'émousser et devinrent de moins en moins piquants.
..........Ah ! Que c'était bon d'avoir des amis… et aussi de se sentir si doux.
..........A force d'apprendre à être doux, il avait même fini par rencontrer une compagne qui elle aussi avait un ventre très, très doux… et devinez ce qui arriva ?…

MON PREFERE..

Publié le 11/07/2010 à 13:44 par errancesduneame
MON PREFERE..

CONTES A GUERIR, CONTES A GRANDIR

J'ai trouvé ces contes merveilleux de fraîcheur, d'émotion et de profondeur. Ils sont légers, stimulants et en les écoutant j'ai pensé à tel ou tel enfant en difficulté, et j'avais envie de raconter celui-ci ou cet autre qui semblait justement fait pour lui. C'est à leurs parents surtout que je souhaiterais offrir ces métaphores si claires qui leur ouvriraient le monde intérieur caché, intense et parfois douloureux de leur enfant. Je me suis reconnue dans plusieurs de ces histoires car chacune rejoint les possibles de chacun d'entre nous.

Je m'en suis beaucoup servie tout au long de l'enfance  de mes enfants, pour leur expliquer en douceur, l'asthme, l'autisme, le divorce, la maladie, la mort, les colères qu'ils avaient au fond d'eux légitimes,  que malgré beaucoup de maux enfouis au fond de nous, si on les pose sur des mots , on peut alors s'en libérer par la compréhension, le partage, le pardon et avancer ainsi dans la vie ? Je m'en sers aussi souvent en classe, comme cela, au moment du conte  et les enfants posent des questions et certains se sentent compris ou comprennent mieux ce qui les tracasse.

Contes à guérir, Contes à grandir,  car là est la question : Peut on bien  grandir sans guérir ?

Je le conseille à tous les parents ce livre et à tous les enseignants aussi , il aide vraiment beaucoup et ces petits contes sont adorables même si très chargés de sens et d'émotions...

Il devrait être remboursé par la sécuruté sociale.

 A bientôt

Joe

En relié

N'ESSAYE JAMAIS...

Publié le 15/08/2009 à 10:13 par errancesduneame

N'ESSAYE JAMAIS...

"N'essaye jamais de te mêler du chemin de qui que ce soit. Toutes les âmes doivent trouver leur propre chemin et atteindre le but de leur manière propre. Certaines peuvent le faire à travers la méditation, certaines à travers la contemplation, certaines à travers la prière, certaines à travers le travail, et certaines à travers le contact avec les gens. Laisse toutes les âmes trouver leur propre chemin et le suivre.
Ne prends pas de chemins sans issue, n'erre pas sur des chemins de traverse, perdant ainsi une énergie et un temps précieux. Suis le chemin étroit et en ligne droite. Garde les yeux fixés sur le but : réaliser l'Unité absolue avec Moi, le Seigneur ton Dieu, la divinité en toi. Ne sois jamais découragé quand la route est dure et rude, mais continue et sache que tu y arriveras.
Cette vie n'est pas pour les âmes timorées, qui ont peur de faire face à la réalité et de marcher tout droit dans la lumière. Sois fort et aie du courage. Mets ta main dans la Mienne, et Je te guiderai à chaque pas du chemin, si seulement tu veux bien Me laisser faire."




E. CADDY
La petite voix

UN DE MES TEXTES "PHARE" LE COURAGE D'ETRE SOI...

Publié le 10/07/2010 à 00:39 par errancesduneame
UN DE MES TEXTES "PHARE"  LE COURAGE D'ETRE SOI...
Jacques Salomé : Le courage d’être soi 
 

Le courage d’être soi ne se transmet pas par les gênes, pas plus qu’il ne nous est donné ou offert à la naissance par quelques bonnes fées ou devins qui se serait penchés sur notre berceau pour y déposer ce qui est souvent considéré comme une vertu.

Le courage d’être soi ne s’acquiert pas à partir de faits d’armes ou d’actes héroïques sur des champs de bataille ou dans des combats pour vaincre un ennemi, il se découvre et se développe à partir d’une confrontation et d’un dépassement de soi même. Il ne vise pas à vaincre ou à convaincre, mais à croître, à permettre un grandissement de l’intérieur Il va naître d’une lutte contre nos conditionnements et habitudes, d’une plongée dans nos zones d’ombre et surtout d’une confrontation avec nos culpabilités, avec la peur de décevoir, de ne pas être à la hauteur, de ne pas savoir aimer ou de mal aimer.

Le courage d’être soi est une conquête qui doit se confirmer chaque jour, il est l’aboutissement d’un cheminement semé de découvertes et de déceptions, d’enthousiasme et d’obstacles. Il s’appuie sur le dépassement d’un certain nombre de leurres et de croyances erronées.

Le courage d’être soi va se révéler à nous au travers d’une succession d’épreuves. Il devra se nourrir à des racines autour de la confiance en soi, du respect de l’ex-enfant qui est en nous, de la responsabilisation pour l’adulte que nous sommes devenus.

Et pour cela nécessiter un nettoyage de la tuyauterie relationnelle avec notre passé, un lâcher prise sur les ressentiments, les regrets, les amertumes ou les accusations sur les personnages clés de notre histoire.
Le courage d’être soi suppose d’aller au-delà des loyautés invisibles, des fidélités qui nous enferment pour accepter d’oser sa propre vie, sans se sentir coupable de la vivre à temps plein.

Trouver la bonne distance dans une relation proche, se définir et surtout refuser de se laisser définir par nos proches, ceux qui prétendent nous aimer et qui voudraient trop souvent nous mettre au service de leurs besoins et désirs, cela suppose de prendre le risque de faire de la peine, d’être mal jugé, d’être perçu comme égoïste ou sans cœur.

Le courage d’être soi va s’imposer parfois à nous comme une nécessité, celle de sortir de la survie, pour naître enfin à la vie.

Jacques Salomé




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