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Date de création : 28.10.2008
Dernière mise à jour : 14.05.2011
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MES TEXTES

AH ! LES IRIS DE VAN GOGH...

Publié le 21/12/2009 à 17:34 par errancesduneame
AH ! LES IRIS DE VAN GOGH...

Cela se passa Mercredi dernier...

J'avais rendez vous chez mon cardiologue afin qu'il vérifie l"évolution ou la "stagnation" de mon état cardiaque...nulle guérison n'étant plus envisageable à présent.

En faisant la route, je pensai qu'il avait été idiot de ma part d'accepter ainsi un rendez vous quelques jours avant Noël , car c'était me priver à coup sûr d'une somme rondelette, mon cardiologue pratiquant, allégrement les dépassements d'honoraires et n'acceptant pas le tiers payant.....

Mais, la santé n'ayant pas de prix, je me prêtais de bonne grâce à alléger ma maigre bourse des quelques 80 euros qu'il allait me demander pour l'électrocardiogramme...

Ce n'est qu'une histoire de quelques jours pensé je, j'aurais 80 euros pour le nouvel an !!!

Arrivée dans le cabinet médical, il m'enjoint après le questionnaire habituel de passer dans la pièce à côté et de me dévêtir en vue de l'électro...

J'ai un peu grossi ces derniers temps car une sale hypothyroidie me gâche la vie et me fait gonfler comme une outre sans que je fasse quoi que ce soit...

Mon cardio est bel homme, jeune, souriant,intelligent spirituel, et très humain, drôle aussi et  nous rions bien tous les deux,  car depuis le temps et 30 chocs électriques, nous nous parlons à coeur ouvert !!!!

J'ai mis pour l'occasion Un joli pantalon noir qui ne me serre pas et l'ensemble est agréable.....

Mon cher médecin pratique l'examen et moi je reste de marbre.

Tout à coup, il me dit..."Il semble y avoir une pression importante dans la valve aortique; il faut que je vérifie, je vais vous faire un échocardiogramme ...

Moi, je ne pense même pas à ma valve, je pense à mon porte monnaie et à Noël

La caisse enregistreuse tourne dans ma tête et sonne,  et allez donc, on ajoute 70 euros, cela nous fera un total de...

Mon coeur s'emballe..."En bien Madame que se passe t-il? Votre coeur s'affole..."

Je lève le yeux et sur le mur je vois: Les iris de Van Gogh...

Joe, calme toi, calme toi.admire les iris et le calme qui s'en dégage...Allez souffle, inspire expire oui , oui, j'expire...

"Bon ça va mieux ? Qu'est ce qui c'est passé ?"

Bon Joe, tu ne vas pas raconter une sordide histoire de fric quand même!

Allez , fais marcher ton imagination ...

"Ce sont les iris Docteur, vous étiez penché sur moi et nous étions dans les Iris...Me trouver avec un beau Monsieur dans les iris...c'est rare  en ce moment !"

Il est parti d'un éclat de rire magistral...et moi aussi...

Bon iris ou pas ce furent  70 euros pour rien, ma valve fonctionne bien...

Je peux me rhabiller et au moment ou je veux mettre mon pantalon, HORREUR, le bouton tombe et roule sur le sol...

J'enfile les jambes, je remonte la fermeture éclair et me livre à une drôle de gym afin de vérifier que ma "braguette "ne s'ouvre pas lorsque je gonfle mes abdominaux ...

Et bien si, elle craque et s'ouvre et je risque de perdre mon froc en ville...

Bon, chaque chose en son temps...

Je m'asseois avec précaution sur le bord du siège, j'écoute mon médecin e ses recommandations, puis je me penche pour prendre mon carnet de chèques...

CRRRR la fermeture crisse...

Je fais le chèque, 150 euros... Gloops ! et je me lève pour prendre congé tout en ayant soin de mettre mes mains dans les poches de mon long manteau afin de maintenir mon pantalon sur les hanches...

J'ai l'air de vouloir danser la danse des canards...

"Au revoir Madame , nous nous reverrons dans 6 mois.." et il me tend la main !

Mon dieu pourquoi me tend il la main?

Si je lâche le pantalon, je perds ma dignité...

Une fois de plus Van Gogh vient à mon secours...

" Allez docteur, après une si jolie virée dans les iris, on se bise"

Il n'a rien compris, rien capté, je lui ai fait deux "smacks" bien sonores sans sortir les mains de mes poches et lui ai lancé joyeusement:

"Bon Noël docteur, et meilleurs voeux pour 2010 !"

Il a du me prendre pour une vieille instit frustrée et perverse, mais moi, j'ai gardé mon pantalon!!!

Je suis rentrée chez moi en marchant comme un pingouin, ou plutôt comme un manchot...

Après 150 euros chez le toubib, je n'allais pas risquer une amende pour "Attentat à la Pudeur quand mëme !"

Ah,  au fait son eau de toilette : UNE FLEUR POURHOMME DE KENZO ...

CROYEZ VOUS QUE CE SOIT UN IRIS ?

Joe..

SOUVENIR DE NOEL DE MON ENFANCE...

Publié le 19/12/2009 à 11:19 par errancesduneame
SOUVENIR  DE NOEL DE MON ENFANCE...

J'étais alors toute petite...5 ans !

A Noël, Papa ne voulait pas que notre mère passe son temps à la cuisine...Alors, sou par sou, il économisait afin de pouvoir, le moment venu, commander le repas du réveillon chez le grand traiteur de notre petite ville.

Ensemble, nos parents choisissaient les mets, passaient commande, indiquaient  l'heure à laquelle ils passeraient en prendre possession, charge à eux ensuite de se débrouiller pour aller chercher le tout...

Le soir venu, les enfants et papa partaient alors armés de bidons dons dons, de casseroles et de couets afin de ramener le précieux repas...

Nous n'avions pas de voiture, nous étions modestes et pour moi, cette année là ,1956, me faisait entrer dans le plus merveilleux des rêves : faire une longue promenade nocturne avec Papa, faire quelques kilomètres main dans la main avec lui, loin des reproches maternels, avec mon frère également et même si la présence de ma soeur ainée me dérangeait un peu, j'étais aux anges...

J'avais été une sainte de sagesse et de discrétion durant tout le temps de l'avent afin que ma mère ne me supprimât point cette joie et j'attendais le moment du départ avec impatience...

Il neigeait par ce froid hiver 56, bien moins terrible cependant que celui de 54...

Aucune punition de dernière minute ne vint s'abattre sur moi et je partis avec mes frère et soeur, ainsi que Papa pour la jolie expédition...

Quelle joie de marcher ainsi dans les rues quasiment désertes, dans la pénombre illuminées par quelques lumières émanant de quirlandes éléctriques. Tout était blanc et c'était magique...

Je portais juste une petite casserole et un pot à lait...Papa lui , avait hérité de la "grosse marmite à moules" comme je l'appelais ...

Tout le long du chemin, nous chantions avec lui les "Noël" de Tino Rossi, et  bien d'autres...

Tout se passa bien...

Ma soeur fut chargée des boudins blancs et de la galantine, mon frère reçut les bouchées à la reine et les médaillons de saumon, moi,  la sauce aux griottes que l'on versa dans mon pot à lait et un petit panier en plastique empli de pomme de terre " je ne sais plus quel nom ",  Papa lui, dans sa grosse marmite  transportait les pintades aux griottes...

Plus question de se donner la main, il fallait marcher prudemment car le sol glissait et si nous tombions...je n'osais imaginer !!!

Et bien, je n'eus  pas longtemps avant d'imaginer !!!!

Papa, pensant que marcher dans l'herbe serait mieux, nous emmena dans le parc qui n'était pas très loin de chez nous...

Nous allâmes sur les pelouses habituellement interdites et nous nous mimes à marcher d'un bon pas...

Je ne sais pas comment il fit, mais Papa glissa sur quelque chose et nous assistâmes alors à la plus jolie démonstration  de déhanchements, contorsions  équilibre que nous ayons jamais vue.

La marmite oscillait dangereusement et je voyais le couvercle sauter de façon menaçante...Malgré tous ses efforts pour l'éviter, Papa s'affala de tout son long sur le ventre et il glissa sur quelques dizaines de centimètres sans lâcher la marmite...

A peine quelques griottes roulèrent elles dans la neige blanche...

J'étais tellement abasourdie que je ne vis pas le pied de mon père en travers de ma route et je tombais  à mon tour sur les genoux, sans chercher le moins du monde à empêcher quoi que ce soit...

Les patates blondes sautèrent sur le sol, la sauce aux griottes éclaboussa de rouge la neige immaculée et les griottes suivirent...

J'avais les genoux endoloris et les jambes douloureuses...

Mon frère rigolait à en perdre les dents et ma soeur outrée et méprisante persifflait "Je vais le dire à... "

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase...

La main de mon père s'abattit fermement sur sa bouche.

"Tu ne vas rien dire du tout petite ...Si tu dis un seul mot, je te promets que tes cadeaux iront directement au feu... COMPRIS !!!"

En général Papa ne répétait pas deux fois et ma soeur ne dit jamais rien....

Je ne sais comment il avait fait pour se relever, mais il était là, devant moi, droit, beau, superbe !

Les pintades étaient à nouveau dans la marmite et les petites cerises les avaient rejointes...

Sa grande main se tendit vers la mienne,: "Allez Joe, debout !!!'

Joe se relèva et mesura l'étendue des dégats...

Tant pis pour les genoux,   la robe n'avait  pas d'accroc, pas de tâcche non plus, collants pas troués...

Allez mon capitaine, on  se frotte les mains, on essuie les yeux et chasse à la patate et à la cerise !

Papa et moi  glanions les pommes de terre, mon frère et ma soeur les griottes...

Tout fut réparé...

J'avais  cependant surpris mon frère ajouter  aux griottes une bonne poignée de neige !!!

Il me fit un clin d'oeil : "Ca remplacera la sauce Joe, t'en fais pas " et il fit une hoorible  grimace dirigée vers la maison !!!

Papa de son mouchoir propre essuya  les traces de sauce sur le pot à lait et on  se remirt en route...

Nous arrivâmes  à la maison, j'étais  heureuse...

Papa et Marc  m'avaient  aidée et protégée et c'était le plus beau des cadeaux...Mon coeur de petite fille était  heureux en ce soir de Noël ...

Ma mère avait  trouvé notre expédition un peu longue et surprenant une crispation sur le visage de papa, elle s'enquit de son bien être...

"Non non tout va bien, ne t'en fais pas, j'ai failli glisser mais tout va bien, cetainement tordu le pied"

Je n'en revenais pas, Papa mentait  !!! Quel bonheur !!!

Le réveillon se déroula bien...

Les entrés étaient  bonnes, fines, délicieuses.

Vinrent les pintades aux griottes et ma gorge se serra, je pensais  à la neige incongrue dans la sauce...

J'espérais que notre mère ne s'apercevrait de rien... Ce fut le cas...Elle vanta même la qualité de la cuisson .

J'avais le nez dans l'assiette, ce qui néchappa pas à mon frère....

 "Hé Joe, regarde la griotte qui est sur ta fourchette, on dirait une crotte de chien !!!"

J'ai fermé les yeux, j'ai avalé, je n'ai rien senti et je lui ai tiré la langue alors que Papa le  grondait gentiment

" Pas ce soir Marc, pas ce soir, laisse ta soeur tranquille !"

J'ai regardé Papa , j'ai vu dans ses yeux  une étincelle coquine( lui aussi avait vu la poignée de neige ) enrobée d'amour et je l'ai imaginé en père Noël et... j'ai su alors avec certitude ...que c'était lui...

Cette nuit là, j'ai fait le plus beau des rêves...

Je dormais dans les bras du père Noël ...J'étais bien, j'étais en sécurité, j'avais chaud, c'était doux..."

JOYEUX NOEL A TOUS !!!




POINT TROP N'EN FAUT !!!

Publié le 19/12/2009 à 09:24 par errancesduneame
POINT TROP N'EN FAUT !!!

Cela se passe en 1979...

Je suis divorcée du père de mon Cedric et j'ai rencontré mon futur second mari...Nous vivons avec lui dans une vieille maison comme j'aime, en pleine campagne, rien que champs et prairies alentour, le village se trouvant à environ 2 kms...

Le silence est profond, les champs sont couverts de neige, c'est la nuit de Noël...

Pour mon compagnon et moi, c'est notre premier Noël ensemble, Pour Cedric et moi, un Noël de paix qui s'annonce après l'enfer dont nous sortons, et, à cette occasion, mon ami a voulu que, pour ce petit garçon qu'il aime sincèrement, ce soit un Noël fabuleux...

J'ai mis de côté mes "réticences familiales" et ai invité ma plus jeune soeur et son mari qui ont une adorable petite fille à peine plus jeune que mon fils...

Le sapin est magnifique, les cadeaux nombreux et bien cachés, attendant patiemment dans la chambre d'amis .

La soirée se déroule gaiement, les enfants mangent, jouent, rient, attendent patiemment que le père Noël arrive...

L'heure avançant, je fais signe à ma soeur qu'il est temps d'installer les cadeaux sous le sapin...

J'ai pris l'habitude de faire sonner discrètement une clochette au son cristallin, habilement cachée dans ma poche...C'est le signal que le père Noël approche et, qu'avec un peu de chance  nous l'apercevrons depuis la fenêtre...

J'aurais du me méfier lorsque mon beau frère insista pour que nous habillions chaudement les enfants et sortions avec eux, ma soeur et moi afin de scruter le firmament...

Nous allons dans le vestibule et nous nous exécutons.. J'entrouvre la porte pour sortir et j'entends mon compagnon qui crie, dêpêchez vous les enfants, le voilà, le voilà...et Boum...une explosion retentit...

Les enfants appeurés et hurlant ouvrent la porte et se sauvent en criant dans la nature enneigée...Ma soeur et moi leur emboitons le pas afin de les rattrapper et de les rassurer...

Savez vous comme cela court vite 4 petites jambes de trois ans légères et alertes même dans une neige épaise...et bien cela court vite...

Enfin ils s'arrêtent...Tout ce que nous entendons c'est : "J'ai peur Maman, j'ai peur "

Vraiment, merci beaucoup les garçons!!!

Mais que c'est il passé?

Nous retournons à la maison, nos angelots tremblants dans les bras et nous entrons... Là, nous voyons nos "maris" pliés de rire, noirs comme le père fouettard, des carottes en papier et des boules de cotillons accrochées dans les cheveux , une légère fumée noire autour d'eux...

Ces deux malins voulant faire plus vrai, avaient eu l'idée de faire sauter une de ces "bombes" farces et attrappes dans la cheminée afin de simuler le bruit du père Noêl descendant dans la cheminée...

Personne ne saura jamais pourquoi cette bombe explosa de façon si énorme mais, ne nous servant pas de la cheminée de la salle à manger, nous ne l'avions pas faite ramoner, alors je suppose que la suie ne dut pas être contente d'être dérangée ...un soir de Noël Blanc!

Finalement nous avons bien ri et les petits oubliant leur frayeur, se sont précipités sur leurs cadeaux...On leur a simplement dit que le père Noël ce soir là, avait raté la marche magique de la cheminée et qu'il s'était étalé de tout son long dans la maison, que les carootes et les boules de cotillon et bien c'était les rennes qui les avaient lancées sur le père Noël ...pour le faire rire  !!!

J'ai appris 3 leçons ce soir là:

Point trop n'en faut...

Les enfants courent très vite 

La suie, c'est une véritable calamité à nettoyer....

Alors, faites bien ramoner vos cheminées car si le Père Noël s'étale bonjour les dégâts !!!

JOYEUX NOËL A TOUS

Joe.



IL N'AVAIT PAS LES MEMES VALEURS !!!

Publié le 13/12/2009 à 10:36 par errancesduneame
IL N'AVAIT PAS LES MEMES VALEURS !!!

SOUVENIR DE NOEL

Maximilien (toujours lui, dès sa naissance ce fut comme un typhon qui s'abattit sur nous. Le calme fut banni faisant place aux cris, aux jeux, aux rires, aux situations burlesques et rocambolesques ...Maximilien, un remède contre la monotonie) avait alors deux ans et quelques mois...Nous habitions notre maison , située en plein centre du bourg, à quelques mètres de l'église.

 C'était le soir de Noël et, nous nous apprêtions à passer le réveillon à quatre, puisque, à cette époque le papa des enfants vivait avec nous, mais, avant, nous avions décidé d'aller à la messe de minuit qu, cette fois là se célébrait vers 22h...

De toute façon, je savais que Maximilien ne dormirait pas de bonne heure, car ce chérubin était branché sur 10000 volts et débordait toujours d'énergie, mais je savais aussi que la messe l'impressionnait et qu'il s'y tenait tranquille.

Les deux enfants et moi sortons de la maison, tandis que le papa, prétextant je ne sais quel oubli, s'attarde pour y installer les cadeaux des enfants sous le sapin,parmi lesquels, des figurines de Musclor le Maitre de l'Univers qui était le héros absolu de Maximilien.  Je fais donc quelques pas dans la rue, tenant Maximilien fermement sur la hanche, tandis que je donne la main à Cédric de l'autre côté...

Une voiture ralentit, s'arrête près de nous et la vitre se baisse, laissant apparaitre un Père Noël Magnifique et imposant qui, voyant Maximilien sur ma hanche lui dit ; "Hé toi, j'espère que tu es sage car je vais venir tout à l'heure, alors si tu veux tout ce que tu as demandé, il faut être sage OK !!!"

Je crois que si il y avait eu des mouches, Maximilien les aurait toutes avalées !!!

Il a la bouche ronde, grande ouverte, les yeux écarquillés et brillants et un tout petit "OK Père Noël "sort de sa bouche paralysée de surprise...Cedric se tient les côtes de rire et moi, j'ai peur que le petit ne me fasse pipi dessus...

Le Père Noel m'explique alors que les rennes sont malades, qu'il a pris exceptionnellement une voiture mais qu'il ne connait pas le chemin pour aller dans un village voisin ...

Je lui indique la route dans le silence de la nuit de Noël et celui, médusé de mon fils cadet.

Nous reprenons notre route et je raconte à mon époux la raison du silence de Maxou qui continue de regarder la route comme hébété...

Nous entrons dans l'église ...Il y a beaucoup de monde et nous sommes contraints de prendre place aux derniers rangs, ce qui m'ennuie un peu car je comptais sur le cérémonial religieux pour intéresser mon enfant devenu étrangement muet !!!

Je lui demande si tout va bien, et il me répond angélique " Oui Maman, je suis sage pour le Père Noël"

La messe commence, Maximilien est sage, il écoute, il fredonne ... La messe se poursuit Maximilien s'agite un peu mais reste raisonnable et le prêtre quitte à ce moment le choeur ou trône la crèche, afin d'aller chercher le "Jesus".

Comme si  tout était fait ce soir là pour surprendre notre Petit garçon , au lieu de revenir par le choeur, le prêtre remonte l'allée centrale par le fond de l'église, et, au moment ou il passe près de nous il dit:

"Et voici que naquit, pauvre entre les pauvres, petit entre les petits, Jésus, Prince de l'Univers" et Maximilien de hurler, miraculeusement doté à nouveau de sa voix  puissante :"

" C"est Musclor, Maman, c'est Musclor !!!!"

Le prêtre  faillit lâcher l'enfant Jesus, les enfants de choeur riaient, les adultes étaient outrés, mon mari courroucé, Cédric hurlait de rire , Maximilien pleurait:" je le veux, Man, je le veux" en tendant les mains vers la crèche et moi, et bien moi, même si je savais que Jesus devait être en train de rigoler ainsi que tous les anges du ciel et bien moi, j'ai quitté l'église vite fait bien fait en tirant mon gamin de toutes mes forces et savez vous, et bien c'est moi, cette nuit là qui ai fait pipi à la culotte !!! de honte, puis de rire ...

JOE

 

SOUVENIR DE SAINT NICOLAS...ALF

Publié le 06/12/2009 à 10:39 par errancesduneame
SOUVENIR DE SAINT NICOLAS...ALF

 

Connaissez vous ou  vous souvenez vous de ALF, l'extra terrestre qui aimait tant fouiller dans les poubelles et manger les chats ?

Mon fils, Maximilien  avait développé pour lui une véritable passion...

Il avait 4 ans à l'époque et Alf était son héros, avec  Musclor .

Déjà nanti de figurines Musclor, il avait souhaité pour l'occasion que St Nicolas lui apporte la peluche ALF...

Maximilien  croyait dur comme fer à toutes les légendes merveilleuses de l'enfance: St Nicolas et le père Fouettard, Père Noel, la Petite Souris...Tout cela était pour lui matière à émerveillement et à rêveries...

Quand il atteignit l'âge où l'on ne croit plus...il fut bien malheureux car disait il cela lui faisait de la peine que Pere Noel n'existe pas, alors Maman, on va faire semblant d'y croire encore Ok ?

Toujours est il que cette année là Maximilien relevait plus des attentions de Père fouettard que de celles de St Nicolas car la sagesse n'était pas son fort, et il était un peu sceptique quant à l'issue de l'histoire...

Tant qu'il croyait à cette légende, son frère et moi faisions tout pour qu'il soit content et nous alimentions son imaginaire par des mises en scène "crédibles".

Nous ne manquions pas de mettre au bord de la cheminée les chaussures, puis, sur la table du salon, une petit bassin empli d'eau, du savon et une serviette de toilette pour que  St Nicolas puisse se laver les mains, avant de boire le verre de lait et manger les gâteaux que nous mettions également sur la table ainsi que carotte et sucre pour l'âne...

Tôt le matin, je me levais, cachais leurs cadeaux dans des endroits spéciaux ; laissais trainer quelques chocolats par ci par là puis me frottais les mains dans les cendres de l'âtre et le les lavais ensuite dans le petit bassin, en prenant bien soin de salir copieusement la serviette de toilette...Puis je vidais le verre de lait, grignotais les gâteaux, et faisais disparaitre sucre et carottes...

Je n'oublierai jamais de ma vie l'expression des yeux de Maxou et le sourire complice que son frère de huit ans son ainé me décochait...

Donc ce fameux matin de St Nicolas, j'avais sacrifié au rituel, et avais caché les figurines de JI Joe et de Ben demandés par Cedric, en évidence  sur la grosse poutre du salon , et j'avais bien nettoyé la poubelle de la cuisine, pour y mettre ALF, une feuille de salade coincée dans la bouche.

Le couvercle de la poubelle, posé de travers sur la tête de l'extra terrestre le laissait quand même entrevoir...

Les enfants ce matin là, descendent l'escalier, tout excités à l'idée de recevoir leurs petits cadeaux...Maximilien en tête bien sur, les boucles en bataille et l'oeil vif...

Tout de suite il aperçoit les cadeaux de son frère et les lui montre du doigte : "Là cedric, là, St Nicolas est venu...Ou il est Alf ?"

Et le voilà qui cherche dans la salle à manger et le salon..."Il a oublié Maman, il a oublié, pas de ALF "

Et je voyais son visage s'allonger..."J'ai pas été sage...pas de ALF ...Il a pas rapporté ALF !

STOP ! Dans mon coeur de maman, STOP a crié une petite voix, il ne faut pas le rendre triste...Ce n'était pas le but...

"Maximilien, je ne crois pas que st Nicolas ait oublié, il a du bien le cacher... Allez venez, on va  faire chauffer le chocolat dans la cuisine et après, ton frère et moi chercherons avec toi OK ?"

Je pousse doucement mon petit vers la cuisine et là....dans la poubelle ALF qui nous nargue...

MANNNNNNNNNNNNNN il est là mon ALF, dans la poubelle !!!! Maximilien hystérique, rit,  pleure, danse, Alf dans les bras, serré tout contre tout contre...

Quelle sarabande ensuite dans la maison...

Maximilien était un bébé tétine, il n'avait jamais voulu de Doudou, mais ALF devint son doudou, son confident, son ami, il ne l'a jamais quitté....Il l'a toujours, il trône à Paris , dans son studio, sur le lit et Maximilien dit toujours que sa femme devra accepter ALF, car il n'est pas question qu'il s'en sépare jamais !!!

Le plus dôle dans tout cela est que nous avions à l'époque un magnifique chat angora gris. Il choisit ce jour là pour disparaitre quelques jours comme le font parfois les matous...

Le soir , de ce 6 décembre Maximilien très inquiet me demande...

"Dis Maman, où il est le chat ?"

"Je ne sais pas Maxou, je ne l'ai pas vu de la journée", et Cédric taquin  ajoute :..".Ben c'est Alf, il l'a mangé !!!"

 Alors, Maximilien qui durant toute la journée avait traité son ALF comme un être vivant, fort de la logique enfantine et de ce merveilleux pouvoir de passer du fictif au réel, du rêve à la réalité, lui répond:

"Mais t'es bête toi...Alf c'est une peluche, c'est un jouet, il mange même pas !"... et il ajoute :

"Hein c'est vrai Alf, tu ne manges pas !!!"

Cedric et moi étions morts de rire ....

JOE



LETTRE A MA MERE

Publié le 05/12/2009 à 12:30 par errancesduneame Tags : mere
LETTRE A MA MERE

LETTRE A MA MERE

J'écoute la chanson que j'ai mise sur mon blog...Mama...

Maman, merci pour tout ce que je suis et merci aussi pour ce que je ne suis pas....

Maman, je sais que tu croyais en moi...etc...

et je pense à toi Maman et à tout ce qui n'a pas été entre nous sans que je sache encore pourquoi...

Pourtant, je te remercie, car quoi que tu aies pu faire ou ne pas faire pour moi, quoi que tu aies pu espérer, souhaiter, empêcher de se réaliser ou pousser pour que cela se fasse, tu as fait de moi ce que je suis et, avec le recul, malgré le froid  souvent à l'intérieur de moi, malgré la solitude, malgré l'isolement, malgré les peines que j'ai du gérer seule, malgré la maladie, malgré les deuils, la vie difficile, malgré cette distance énorme entre nous, ce rejet de moi que tu avais, malgré tout cela et sans doute à cause de cela tu as fait de moi celle que je suis devenue...

Je ne sais quels étaient tes desseins à mon endroit, mais je sais que toutes tes flèches, m'ont rendue forte et capable de lutter, que ton indifférence et ta froideur m'ont rendue douce et compatissante, que ton rejet m'a rendue proche de mes enfants et des autres , que le fait de ne pas croire en moi n'a fait qu'aviver le besoin de te prouver que je pouvais faire quelque chose de ma vie.

Tu m'as appris sans même le vouloir à lutter, à me battre pour les miens et pour moi , et,  au bout du compte, je pense être devenue quelqu'un de bien...

Tu m'as aussi appris à pardonner car je ne pouvais pas te détester, alors, j'ai pardonné et de là ou tu te trouves, Maman saches que tu m'as appris à AIMER...

J'ai tant espéré de toi, j'ai tant prié pour toi, tant souhaité que nous soyons unies, mais rien ne s'est fait. Alors, j'ai du, pour ne pas sombrer apprendre à lâcher prise petit à petit et peu à peu j'ai lâché prise pour de bon.. J'ai ainsi acquis une certaine sérénité

Ton manque d'égards pour moi m'a appris à me délier peu à peu de mon égo et je suis devenue humble.

La richesse n'étant pas mon but, j'ai su me remettre de laruine financière car tu m'avais appris à me passer du superflu que je n'obtenais jamais.... Comme cendrillon, j'avais le coeur lourd, lorsque petite, je voyais attribuer à mes soeurs les jouets que je souhaitais mais qui ne m'étaient pas destinés.  J'ai appris alors à me contenter de ce que j'avais et même à me réjouir du bonheur des autres...

Maman, en toute sincérité je te remercie ...

Sans le savoir et sans le souhaiter tu m'as bien préparée à supporter et à sortir des pièges que la vie allait mettre sur ma route...Tu m'as donné la force Maman...

Il n'en reste pas moins vrai pour autant, que tes calins m'ont manqué, que tes caresses m'ont fait défaut, que tes yeux ne semblaient pas me voir, que tu étais exigeante, mais jamais fière de moi,  alors je me réfugiais dans les livres, les rêves, les bras de MON Jesus comme je disais et cela m'a rendue cultivée. J'ai imaginé la douceur et j'ai donné ce que j'imaginais...

 Depuis ce bout de terre ou je suis seule depuis longtemps maintenant, jusqu'au ciel ou tu te trouves avec papa, mes frères et soeurs, vous toujours ensemble, moi toujours à part, je t'envoie mes pensées sans tristesse, mon amour sans retenue, car je t'ai toujours aimée et mon pardon infini...

Quoi que...y a t il quelque chose à pardonner, peut être as tu fait du mieux que tu pouvais pour moi ? ...En tout cas...tout est bien.

MERCI.

Joe

LES AMES SOEURS POUR MARIE JO

Publié le 30/10/2009 à 16:45 par errancesduneame
LES AMES SOEURS   POUR MARIE JO

Il était une fois, deux petites âmes vivant au Paradis...

C'était des ANGES FILLES...Si si cela existe, toutes ne sont pas des démons, il n'y a que les vilains garçons pour penser cela..

Ces deux petites angelettes s'aimaient énormément et elles veillaient l'une sur l'autre bien que là bas il n'existat aucun danger... Elles se sentaient comme des soeurs...C'était disait on des âmes soeurs...

La grande Angelette plus âgée de quelques centaines de vies, aimait à raconter des histoires à la plus petite. Elle lui apprenait les secrets des harmonies des couleurs célestes, des musiques angevines et tout ce qui concernait le vaste monde qu'elles voyaient tout en bas, au hasard de leurs promenades

Ce monde les intriguait mais elles avaient reçu l'interdiction de s'en approcher....

"Un jour peut être" ...disait le grand père du ciel, un vieil Ange charmant , qui portait fièrement des ailes immaculées  et les clefs du Paradis...

La petite était d'un naturel doux, moins impétueuse que son âme soeur mais coquine et facétieuse alors quand l'envie leur en prenait le ciel devenait un immense terrain de jeux ou les nuages servaient de pelochons et les rires et les cris de tous les anges du ciel retentissaient sur la terre grâce aux vents et aux océans...

Ce qu'aimait le plus la petite, étaient la poésie, les grands livres du ciel et les rêves qu'elle savourait des heures entières.Elle aimait aussi la musique et ne manquait jamais de chanter... A ces moments là, Grande âme soeur l'accompagnait d'un flûtiau ou d'une lyre et chacun alors se taisait pour écouter les deux petites .

Un jour, Dieu en personne les appela.

"Mes petites, il va venir le temps ou vous allez devoir aller sur la terre...Quelques bébés sont attendus  et il va vous falloir choisir une famille humaine..."

"Nous serons jumelles ?" demanda ingénument la petite...

Dieu resta évasif...Il savait trop bien que l'idée même d'être séparées les rendraient tristes et il n'aimait pas cette idée...C'est qu'il les aimait  ses âmes angelettes!

Les petites ne se décidaient pas...alors il les poussa un peu...et il fut décidé que la grande irait ici près de la mer, tandis que la petite irait là  dans un pays tout plat.

 Il y eut encore quelques nuits, et il y eut encore quelques matins...

Tandis que la plus petite dormait Dieu dit à la grande...

"C'est cette nuit que tu vas naitre mon Ange...Prépare toi, je vais te dire ce que sera ta vie, puis, tu oublieras tout et tu arriveras sur terre neuve et pure pour vivre ce que tu as à vivre..."

Il s'entretint longtemps avec elle... Puis il lui dit,  "Il est temps..."

"Puis je aller embrasser Petite âme soeur demanda la grande ?"

"Bien sur mon enfant mais ne tarde pas..."

Grande âme soeur était un peu soucieuse...

La vie qui l'attendait ne serait pas facile mais Dieu serait près d'elle il le lui avait promis... alors tout irait bien...

Ah, je ne vous ai pas dit que lorsque Petite âme dormait, elle dormait de tout son coeur . grande âme chuchota, parla plus fort, caressa les joues rondes, prit une plume légère et chatouilla le nez,  mais rien ne réveilla petit âme...

Alors Grande âme déposa sur son front un baiser fait de 1000 étoiles, 1000 flocons de neige,1000 rayons de soleil, 1000 souffles de vents légers et  des duvets d'ange  bien chauds...qui se répandirent sur son coeur

Puis, elle quitta le ciel dans les bras de Dieu qui la déposa sur terre pure et innocente comme toutes  les âmes de bébés.

Quand Petite âme s'éveilla, elle ne trouva pas Grande âme soeur et quand le grand père du ciel lui dit qu'elle était partie, Petite âme soeur eut bien du chagrin...

Elle trainait sa peine dans le Paradis et ne samusait plus du tout... Il lui tardait d'aller sur terre afin de retrouver son amie ...mais il n'était pas temps encore...

 


Alors elle décida  de s'approcher de la terre  et Dieu se fâcha un peu... C'est qu'elle était têtue cette petite là.

Enfin le temps vint ou elle dut naitre aussi...

Dieu avait de la peine de la voir si triste...Il y avait comme un vide dans ce petit coeur d'angelette, une grosse peine...

Presque dix ans humains avaient passé mais 10 ans humains c'est court au Paradis...

Comme pour son âme soeur Dieu lui expliqua ce qui se passerait et cela n'était guère réjouissant mais il fallait en passer par là pour revenir un jour plus riche de connaissances."De toute façon," promit il," je serai toujours là pour toi ..."

Dieu la prit dans ses bras et l'emmena sur terre où elle naquit un froid matin d'hiver....

La vie terrestre passa, jamais les deux âmes ne se rencontrèrent...

L'une était globe trotter et courait le vaste monde, l'autre ne bougeait pas, elle était assez fragile comme si son coeur était né plein de peine, mais forte aussi comme si à l'intérieur d'elle se trouvaient à la fois, la force du soleil,le froid de la neige, la chaude douceur des vents légers, la lumière des étoiles et la chaleur du duvet, comme un présent miraculeux..

Puis un jour... eut lieu le miracle...

 

L'une à Tahiti, l'autre à l'autre bout du monde,  elles se rencontrèrent, sur la toile où l'une parlait de peintures et de voyages, de musique aussi et l'autre des enfants, de la vie, de la mort , de la peine et écrivait des poémes...

Leur entente fut immédiate...

Une immense amitié les unit...Elles s'aperçurent très vite à quel point leurs expériences de vie étaient similaires, combien elles se comprenaient du bout des mots, du bout du coeur...Elles riaient souvent en disant qu'elles devaient être des âmes soeurs et l'on m'a raconté, que Dieu là bas, froçait les sourcils et souriait en entendant cela...car bien sur, sur terre , on ne se souvient pas du Paradis !!!

Leur amitié grandit de jour en jour et devint si précieuse que la présence de l'autre même  à des milliers de kms était un bonheur quotidien.


Un jour,elles se rencontreront sur terre et se retrouveront dans l'astral à la fin des temps, mais cela est une autre histoire...certainement aussi belle que celle que vous venez de lire...

"Je vous la conterai un jour peut être..."

Joe

OCTOBRE 2009


ET CELLE LA ELLE EST DE MOI  !!!


UN REVE ETRANGE ET MERVEILLEUX....

Publié le 26/10/2009 à 12:41 par errancesduneame Tags : reve
UN REVE ETRANGE ET MERVEILLEUX....

Je vais vous raconter un rêve étrange que je fis il y a quelques années et auquel je pense souvent surtout lorsque je lis le désespoir de Janine, De Mino, des amies de Chatonne et sa famille, quand je pense à tous mes petits élèves décédés ...quand je pense aux miens partis depuis si longtemps maintenant...enfin quand le chagrin que vous tous ressentez...se fait si pesant pour moi que je voudrais rendre vos coeurs plus légers...

C'était donc la fin d'une froide nuit d'hiver. J'étais déjà seule à l'époque, mais moins sereine devant la solitude, surtout l'hiver où il fait si froid dans un grand lit. La chaleur d'un autre corps près du mien m'était devenue étrangère, juste des réminiscences de bien être parfois...des souvenirs sensoriels de chaleur humaine..

Le matin gris et glacial pointait son nez...

Moi, je rêvais encore

Je me voyais petite fille maigrichonne au corps filiforme et anguleux, aux yeux profonds et toujours sérieux et aux longs cheveux blonds...seule désespérément seule...Je regardais, assise près d'une piscine magnifique, le fenêtre mi close d'une belle maison  une femme d'une trentaine d'année, qui n'était autre que moi, à trente ans, d'une allure sobre mais élégante, sans fioriture, le visage calme et serein, l'oeil perçant et le regard profond

J'étais denant une coiffeuse ou se trouvaient bibelots de valeur et bijoux, mets savoureux et de prix vêtements riches, mais en même temps, j'étais vêtue de façon classique, les cheveux blonds et longs tirés en arrière...J'étais calme, presque triste mais en même temps, il émanait de moi une certaine lumière à peine voilée d'un peu d'ombre...

Je regardais la petite fille près de la piscine et mes yeux étaient brouillés de larmes...

Près de la piscine s'avançait une femme à la soixantaine bien sonnée, belle encore, vêtue d'un maillot de bain blanc, maquillée avec soin, ongles vernis, bijoux lourds et riches aux cou et poignets, très sophistiquée...C'était moi encore, riche, hautaine, c'était une femme qui avait réussi socialement ou qui du moins semblait riche...

La petie fille semblait angoissée et nerveuse, et elle regardait avec anxiété la fenêtre de la chambre...

La femme de 60 ans se mit à l'eau après avoir enlevé les bijoux qu'elle portait.

L'enfant les saisit et les porta à l'abri d'une cabine de plage.

C'est alors qu'apparut la femme de trente ans avec les bras chargés de toutes les richesses qui étaient dans sa chambre et qu'elle déposa avec les bijoux dans la cabine...

Elle était pieds nus, prit la petite fille par la main et elles s'éloignèrent de la piscine... ou nageait avec délice la dame riche.

Apparut alors un homme vêtu de blanc dans lequel on reconnaissait Jesus Christ tel qu'on le représente...Il tendit à la jeune femme une paire de chaussures, lui sourit, prit la petite fille par la main et partit avec elle laissant seule la jeune femme qui se chaussa. S'ouvrit alors devant elle une immense route sinueuse mais apparemment sans dangers majeurs...Elle se mit en route ...Elle était calme, douce, sereine, grave mais pas triste...Elle tenait un livre sous le bras...

Dans mon lit, je sentais le sommeil me quitter.

J'avais l'impression physique d'une chaleur près de moi, je sentais que quelqu'un me tenait la main.

Je savais que si j'ouvrais lesyeux, cette impression disparaitrait carn pensais jen je suis en train de rêver...

Un de mes fils pensais je aussi, me tient la main...Mais c'était impossible, ils étaient absents tous deux...

L'impression était physique quelqu'un me tenait la main...

J'ouvris un oeil avec précaution...J'étais couchée sur le côté droit, un bras sous la couette et l'autre dépassant du lit, à l'air libre, et je sentais bien qu'on me tenait la main...

Je n'avais pas peur...j'étais calme...Je me décidais à ouvrir les yeux...La main qui me tenait s'attarda encore quelques secondes et se sépara de la mienne en la caressant...Une ombre furtive toute auréolée passa devant moi,s'arrêta, me regarda, puis plus rien...

Tout de suite je pris ma main droite dans la main gauche, les deux mains étaient chaudes...alors que la gauche aurait du être froide vu le manque de chaleur dans la chambre... J'étais bien, si bien...apaisée, heureuse !

Je pensais tout d'abord que c'était Jesus qui était venu me soutenir...Mais pourquoi serait il venu chez moi à ce moment là...et pour me dire quoi ?

qu'il me lâchait la main, qu'il m'abandonnait IMPOSSIBLE.!!!  PAS LUI ...

Puis tout à coup j'ai compris... Dans le rêve c'était bien Jesus...

Quelque part les chaussures signifiaient qu'il m'accompagnait sur la route qui était mienne...La femme que j'aurais pu devenir, je l'avais refusée, refusant les apparences  voulant rester moi même, et ne voulant surtout pas décevoir l'enfant que j'avais été ni la jeune femme qui avait souffert et pardonné beaucoup pour garder son intégrité..

La petite fille était partie dans un autre monde rassurée par Jesus car l'enfance doit nous quitter un jour et faire  place à la mâturité.

Je devais continuer mon chemin seule mais plus riches de certitudes et de sagesse... J'ai toujours fait confiance à Dieu et je n'ai jamais été déçue...Il m'est toujours arrivé quelque chose qui m'a permis de tenir le coup au dernier moment...toujours.

Mais qui me tenait la main ?

Soudain,  j'ai eu la révélation.

C'était Marc, mon cher frère, mon amour de frère dont le départ m'avait rendue folle de chagrin...

J'avais eu la certitude  quelques temps plus tôt qu'il se manifesterait, mais je ne savais ni quand ni comment...et  il était venu...

Il me tenait la main dans cette nuit froide et en partant, me laissait ce message: Tu vois, je vis... ailleurs, sous une autre forme, mais je vis et je suis près de toi... Sois sereine, ne souffre plus... Tu as fait un long chemin seule, si seule sans jamais désespérer totalement malgré ta tristesse...Alors, laisse ton chagrin..Je te tiens la main, je t'aime.

Depuis, je vais bien...

Je souhaite que vous tous qui souffrez aujourd'hui du départ d'un de vos proches aient un jour la même chance que moi... celle de vous rendre compte qu'il y a une vie après la vie, là, juste à coté et que de temps en temps, les âmes d'ici et de là bas se croisent et se frôlent...et continuent de s'aimer...

1+1 cela fait toujours deux, même quand l'un est parti...

JOE


LA CALEBASSE AUX GRAINS DE CAFE VERT...

Publié le 12/08/2009 à 00:00 par errancesduneame Tags : MARIE
LA CALEBASSE AUX  GRAINS DE CAFE VERT...

                  LA CALEBASSE  DE MARIE

            AVEC DES GRAINS DE CAFE VERT

LE CHOIX DE VIVRE

Publié le 11/08/2009 à 09:10 par errancesduneame
LE CHOIX DE VIVRE

J'offre le livre à Velours noir, chez qui j'ai pris l'image de la page de droite...

Merci à toi douce amie..., cette fée de la vie qui se propage m'a bien aidée...

Joe

LE CHOIX DE VIVRE....


Illustration du poème LE CHOIX DE VIVRE

 

J'ai eu ce grand bonheur deux fois de pouvoir choisir de vivre...J'en suis sure.

A la naissance de mon seconf fils, après une grossesse épuisante sur une cardiopathie décompensée, une césarienne qui tourne mal...Je m'évade de mon corps, je suis en apesanteur, je vois tout, j'entends tout, mais l'ailleurs m'appelle et je lâche prise...

Puis tout à coup au moment où....j'entends les cris srtidents de mon bébé et ma conscience se réveille, je vois en flash mon fils ainé et son handicap...

Je sens que je suis entre deux mondes...

Je sens que c'est à moi de décider...Je choisis mes enfants, je choisis la vie...

En 2000, grave opération abdominale qui aurait du bien se passer, mais le lendemain, je me sens très mal... Le coeur bat trop vite, je suis fatiguée, si fatiguée...

C'est le week-end et peu de personnel est présent...

Mes fils viennent me rendre visite, ils semblent inquiets de mon état...Je lève la main vers eux et je vois ma peau jaune, cireuse...Je comprends que je suis en train de mourir...

Mon plus jeune fils le comprend aussi, il court chercher du secours...

Cavalcade dans les couloirs...Je vois mes enfants les yeux grands ouverts horrifiés et malheureux...

Je suis en paix, je leur fais un signe en partant...

Le chariot roule à toute vitesse dans les couloirs..

J'entends: Hémorragie interne, on la perd, on la perd...

Mon corps flotte, je suis bien...Une porte...Des chants. Je suis de nouveau entre deux mondes. Je sais là encore que j'ai le choix...Il serait si facile de me laisser aller, on est si bien dans cet état de légéreté et de non conscience...

J'ai encore tant à faire...Là encore ce ne sera pas pour cette fois...Je repars vers la vie...

Je me réveille en réa...Personne n'y croit, sauf Dieu et moi.

Aucun de mes médecins, à ce jour n'a encore compris comment j'ai fait pour revenir...

Je sais que j'ai reçu plus de 20 culots de sang transfusé et qu'on a du me réopéré pour me sauver, mais que j'ai mis du temps à revenir...

 

Ps: Vu l'importance de l'hémorragie interne, le chirurgien m'a dit que, sans intervention, il me restait à peine 15 mn à vivre !

Alors, je me dis : Qui a poussé mes fils à venir en ce début de dimanche après midi, eux qui sont de vraies marmottes et qui venaient toujours le soir ?

La vie a ses mystères, moi, j'appelle cela des "signes" de la présence divine.

 

J'en profite ici pour remercier tous les donneurs de toute sorte, vous sauvez vraiment des vies. En mon nom, et au nom de mes enfants, je vous dis MERCI. 

Dans mon corps, c'est votre sang qui coule, le mien avait complétement fui, vous rendez vous compte du miracle ? ...

MERCI MERCI MERCI......Si vous connaissez, de ces anonymes qui donnent des bouts d'eux même pour que la vie ne cesse,  faites leur lire cet article qu'ils soient bien convaincus de l'importance de leur don...

JOE.


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